«Et si on regardait un film érotique?»

Avant même d’atteindre la maturité, chaque adolescent entre en contact avec la pornographie. Avant internet, on allait encore fouiller dans l’armoire de papa. Les rédacteurs de Tilllate nous racontent leurs premières expériences avec des pornos.

Sois honnête, pour une fois – quand est-ce-que tu as atterri pour la première fois sur YouPorn? A notre avis, tu as vu des pornos plutôt hardcore avant même d’avoir connu ton premier rapport sexuel. Comme la plupart d’entre nous.

On entend régulièrement, ici ou là, de jeunes psychologues se plaindre du fait que les adolescents d’aujourd’hui tirent essentiellement leur pseudo-connaissances sexuelles d’internet. Mais en fait, ce n’était pas différent en ce qui nous concerne. On devait peut-être se donner un peu plus de mal – mais un ado pubère à la recherche de vidéos avec des seins a plus d’endurance qu’Alexander «Honey» Keen dans sa quête désespérée pour devenir une star. Ça ne marchera pas, Honey, crois-moi. Laisse tomber – lâche l’affaire. Mais je m’écarte du sujet, là.

Le fait est que, même nous, qui avons la vingtaine et qui n’avons pas grandi dans le confort d’une vaste collection de pornographie numérique, avons été très tôt en contact avec des photos de nus. Les rédacteurs de Tilllate nous racontent la première fois qu’ils ont vu un porno.

Ce pote qui voulait se masturber devant moi

Alex* était mon meilleur ami à l’école primaire. Il était fan de Michael Jackson et un fana d’informatique et, comme moi, il était toujours choisi en dernier en sport pour former une équipe. Un soir, j’ai voulu passer la nuit chez lui pour pouvoir jouer à Pokémon pendant des heures. Mais peu après minuit, il a sorti, de sous son lit, un porno qu’il avait volé à son père. «Tu ne veux pas qu’on regarde un film porno?» m’a-t-il demandé. Evidemment!

Alors on a regardé un peu de sexe. Ça n’a pas éveillé grand-chose chez moi, à l’époque. Pour lui, c’était différent, car au bout d’à peine cinq minutes, il m’a demandé si je n’avais pas envie de me masturber – devant lui et a dit qu’il le ferait aussi, prétextant qu’on était meilleurs amis, après tout.

Trouvant ça bizarre, j’ai cherché une excuse pour déguerpir et notre amitié en est restée là. Un an plus tard, j’ai appris par un autre ami qu’il avait fait pareil avec lui. C’était sans doute sa combine. Et peut-être que ça m’a marqué, parce qu’aujourd’hui encore, je n’aime pas me masturber devant quelqu’un.

Rosamunde Pilcher, espèce de petite vicieuse!

A dix ou onze ans, on est en fait trop jeune pour se préoccuper du sexe. Peut-être de manière plutôt inconsciente, en ce qui concerne la conception, mais à part ça, on a plutôt le béguin pour les popstars et la priorité est donné aux fidget spinners ou à la télévision. Un vendredi soir, j’ai regardé la télé jusque tard dans la nuit (ne me demande pas où étaient mes parents) et je suis tombée sur un film à l’eau de rose. Tu sais, le genre de film avec des filtres en sépia où un homme et une femme follement amoureux l’un de l’autre courent à travers champs dans l’herbe haute. Rosamunde Pilcher aurait pleuré de joie tellement cette merde était kitsch.

Mais subitement, changement de scène. L’homme et la femme ont atterri dans un lit à baldaquin avec des voiles qui flottaient au vent et, sans prévenir, la tête du mec a fini entre les jambes de la dame à moitié nue. Ça a duré un temps jusqu’à ce que je capte que c’était un porno soft et que, honteuse, j’éteigne la télévision et me sente comme si j’avais fait quelque chose de mal.

Je ne sais pas exactement si cette expérience précoce de porno m’a influencée négativement, mais j’ai perdu ma virginité peu de temps après, à l’âge de 13 ans, assez tôt et de façon assez peu romantique.

Heureusement qu’il n’était pas fétichiste

Je ne regarde pas de pornos. Les acteurs sont des rustres tout musclés et les femmes, avec leurs poitrines siliconées et leurs faux-cils mal collés, sont manifestement un peu trop moches pour la carrière de mannequin dont elles rêvent sans doute depuis leur plus tendre enfance. Et même, il me manque le côté romantique. Et oui, je suis une femme.

Mais malgré – ou peut-être à cause de – mon aversion sexuelle profonde pour les marathons de baise, ma première et dernière expérience porno est restée gravée à jamais dans ma mémoire.

Et ce, pas parce que le film de cul filmé en amateur était particulièrement bon, mais parce que j’ai regardé la vidéo avec deux camarades d’école qui ricanaient dans la salle d’informatique à côté d’autres fans de jeux vidéo pubères du lycée – et que j’ai failli gerber sur le clavier.

Ah oui, et le son était évidemment allumé. Quiconque n’a vu ne serait-ce qu’un tout petit extrait de «Two Girls, One Cup», il y a dix ans, sait de quoi je parle. A part le sentiment de dégoût et de honte, ça n’a absolument rien provoqué chez moi. Mais s’il y a une chose que j’ai apprise à 14 ans, c’est que je n’étais pas un fétichiste.

Et qu’en est-il pour toi?

Malgré les moments de choc qui nous ont ouvert les yeux et qui ont failli nous faire vomir, personne d’entre nous n’a vraiment été traumatisé par le premier contact avec la nudité dans les films. La plupart d’entre nous sommes probablement encore aujourd’hui des consommateurs plus ou moins réguliers de films érotiques, d’autres ont eu leur dose et comptent désormais sur leur propre imagination. En gros, comme c’est souvent le cas dans la vie, ce qui fait plaisir est autorisé.

La colonne des commentaires est désormais ouverte aux discussions pour ou contre les films de cul. C’est parti!


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12 Commentaires

Euh... votre titre là... il y a 16 jours
L'érotisme et le porno, ce n'est pas la même chose !
18
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John Doeuf il y a 16 jours
On dit merci qui ?
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Réponse
Réponse du michel Jacquier. il y a 16 jours
Un peu lourd le john doeuf..
6
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Réponse
Réponse du jezabel sarah azouz Trébien il y a 16 jours
Si vous commencez avec les jeux de mots, on n'est pas rendu (signé nina).
3
1
Réponse
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