J'ai été battu à juste titre quand j'étais enfant

Dans son enfance, notre auteur a reçu une ou deux «gifles saines» de sa mère. Aujourd'hui, il pense que c’était parfaitement mérité. Ou ne l’était-ce pas?

Que ce soit clair: je suis contre toute forme de violence. Que ce soit sur les enfants, les adultes ou les animaux (sauf les araignées et les guêpes). Je suis aussi contre l'automutilation et les violences sur son propre corps. Malgré le titre provocateur, mon but n’est pas de donner une fausse impression. À mon avis, les mots sont généralement plus forts que les actes. Et ceux qui ne savent que s'aider par la force, en particulier contre les plus faibles, montrent clairement leur faiblesse.

Des gifles saines?

Et voici mon point de vue: quelle que soit la force de l'esprit, la chair est souvent faible. J'ai eu une enfance plutôt heureuse et les meilleurs parents du monde. Ma mère m'a encouragé, m'a soutenu et a tout donné pour faire de moi cette personne talentueuse, merveilleuse, intelligente, drôle, compatissante, complètement réfléchie et humble que je suis aujourd'hui… Du moins dans mon esprit.

Et pourtant, ma mère n'arrivait pas à se remettre de devoir lever la main contre moi de temps en temps. Le mot «devoir» dans ce contexte est tout à fait relatif. J'aurais évolué même sans une bonne gifle, bien sûr - mais je suis certain que ma vie aurait pris un cours différent si certaines limites ne m'avaient pas été montrées de cette façon.

Les enfants peuvent êtres de vrais merdeux

Bien que je n'aie jamais été un enfant particulièrement effronté, rétrospectivement, je ne peux pas nier que j'ai exigé beaucoup plus de mon environnement. J'étais - et je suis toujours - un petit malin et je n'ai jamais hésité à exposer les gens de sang froid en public. Sans entrer dans les détails, j'étais déjà un petit merdeux élitiste et intrigant à l'école primaire.

Pour être honnête, je suis surpris de ne pas avoir été battu beaucoup plus souvent et plus durement. La phrase «Ça me fait beaucoup plus de mal qu’à toi» est truffée de clichés hypocrites et dépassés, mais c'était probablement vrai pour ma mère. Quand toutes les interdictions de lecture et les leçons de violon à l'archet n'ont plus aidé, quand toutes les persuasions et finalement aussi les tentatives de corruption ont rebondi sur mon ego surdimensionné: les quelques gifles qu'on m'a données dans ma vie ont eu un effet.

Fixer des limites à la mégalomanie

Je ne suis pas un grand fan de «Ce qui ne te tue pas te rend plus fort». Il n'était, et n'est toujours pas juste, de frapper des enfants. Je le sais, je ne le ferais jamais moi-même et d'innombrables études et avis d'experts et de psychologues me le confirment.

Mais, voilà ce qui m’ennuie: finalement j'ai appris ce que cela signifie d'être un peu humble. Je me suis rendu compte que je n’étais encore qu’un enfant, dépendant de mes parents, et non un être sublime dont la mégalomanie n'a pas de limites. Bien sûr, dans ces moments-là, je n'aimais pas ma mère, bien sûr, je me sentais dégradé, sans défense et sans valeur. Aujourd'hui, bien des années plus tard, je le sais: ma mère a été faible, elle ne savait pas comment s'aider elle-même. Mais, d’une façon ou d’une autre, je suis devenu quelque chose.

Et toi, est-ce que tu gifles, ou giflerais, tes enfants? Tu penses qu’une bonne fessée est justifiée? Ou est-ce que les petites tapes de tes parents t’ont traumatisé dans ton enfance? Raconte-nous dans les commentaires.


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73 Commentaires

Une maman il y a 3 Mois
Je suis effarée de la violence de l'article et des commentaires envers les enfants ! Manifestement, votre "éducation" n'est pas si réussie que ça...
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Non-violence il y a 3 Mois
Vu tous les adeptes ici de ce type "d'éducation", je suppose donc qu'ils ne voient pas de problème à user des mêmes pratiques pour élever des chiots ou des chatons (ou tout autre animal d'ailleurs) ? T'as fait pipi au mauvais endroit : paf, un coup, un tirage d'oreille ou de queue ! T'as pas mangé toutes tes croquettes ou tu aboie/miaule trop fort et trop longtemps : paf, un autre coup, tirage d'oreille ou de queue ! Etc, etc... Sauf que je pense que vous auriez les jetons que ces animaux vous mordent, hein ?
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nina il y a 3 Mois
Tiens, puisqu'on parle d'éducation bienveillante: Faire ressentir à un enfant les conséquences de ses actes est aussi une forme de violence dans la mesure ou l'enfant n'a pas la même echelle de valeur que nous, et que cela peut déboucher au mieux à 10 ans de psychanalyse, et au pire a une fugue ou un suicide, quand les conséquences de son acte lui paraissent insupportables.
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Réponse du @nina il y a 3 Mois
Pas du tout ! Dans l'éducation bienveillante, il y a tout un "chapitre" sur le fait d'apprendre à l'enfant à assumer ses actes et à réparer (plutôt que de le punir, ce qui ne sert pas à grand-chose). Ce sont au contraire les gamins à qui on n'a pas appris à gérer leurs émotions et à assumer leurs actes dans la bienveillance qui fuguent ou se suicident
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