«J'aide les hommes à perdre leur femme»

Une domina technologique raconte comment elle reprend les comptes et les ordinateurs de ses esclaves – et gagne ainsi plus que nous tous.

De nos jours, nous réglementons presque toute notre vie à travers la technologie: tu travailles avec l'ordinateur, tu organises tes rendez-vous via les réseaux sociaux, tu paies tes factures via eBanking et tu passes ton temps à regarder des mèmes de chat ou des séries Netflix. Cela signifie que si quelqu'un a ton identité numérique sous contrôle, il peut facilement ruiner ta vie.

Et, comme tout le reste il y a des gens qui trouvent ça plutôt excitant. C'est là que les dominas digitales entrent en jeu: des femmes qui prennent le contrôle des ordinateurs, des smartphones, des comptes Facebook et de l'eBanking de leurs esclaves volontaires et qui gagnent plus par jour ou par semaine que la plupart d'entre nous en un mois.

Mistress Harley en fait partie. Il y a environ quatre ans, la jeune femme de 30 ans originaire de L. A. a eu l'idée de dominer les ordinateurs d'hommes étrangers à travers la scène BDSM. Aujourd'hui, elle règne sur des esclaves du monde entier et reçoit entre 500 et 50'000 (!) CHF par jour de leur part. Quand on l'a rencontrée pour une interview, elle venait de se lever, à onze heures.

Bonjour, Harley. Quelle est ta routine journalière?

Après m'être levée, je consulte d'abord mes e-mails et je vérifie ce que j'ai reçu. Je n'ai pas à réagir à la plupart des transferts d'argent de mes esclave, mais j'envoie quelques tâches ou commandes à certains d'entre eux. Ensuite, j'allume mon téléphone pour que les esclaves puissent m'appeler et je leur envoie éventuellement des photos ou des vidéos. Après ça, je fais ce que je veux.

Comment domines-tu tes esclaves, exactement?

Tout le monde a son propre fétichisme. Certaines personnes veulent que je prenne en charge leur Facebook, d'autres veulent que je vérifie leur eBanking, leurs comptes de messagerie, leurs webcams à la maison ou même que je prenne entièrement contrôle de leur ordinateur. De nos jours, vous pouvez contrôler presque toute la vie d'une personne sans aucun problème. Par exemple, je peux verrouiller leur ordinateur s’ils en ont besoin pour le travail. Et ils n'obtiennent le code de déverrouillage que sur paiement.

Ça ressemble à un travail d’informaticien élaboré.

J'ai travaillé dans le département informatique de la Silicon Valley, donc oui. J'ai créé mes propres outils pour espionner ou contrôler des ordinateurs. Encore mieux: j'ai programmé une petite application pour smartphone spécialement à cet effet.

Pour que tu puisses travailler depuis un bar?

Oui, absolument! Je sors souvent avec des amis et je consulte les webcams de l'appartement d'un esclave sur mon téléphone. Puis je lui écris, par exemple, que je montrerai des images embarrassantes à tout le bar s'il ne me transfère pas quelques centaines de dollars immédiatement.

Quel genre de personnes te laisse les asservir?

Ce sont des hommes du monde entier. Des étudiants pauvres du collège, qui ne me paient pas plus que 20 ou 50 dollars, au riche PDG, qui transfère 10 000 dollars d’un coup.

Quel genre de relation as-tu avec ces hommes?

Je connais leurs désirs et leurs préférences les plus personnelles, mais pour moi c’est surtout un business. Et ça m'amuse: je pourrais me rire d’eux pendant des heures.

Je suis certain que ce sont des hommes mariés, non?

Bien sûr! Il y a toujours quelqu'un qui me demande de ruiner son mariage. Puis j'appelle sa femme, lui dis que son mari me transfère beaucoup d'argent, m'envoie des photos en sous-vêtements et que je ne fais que l'insulter et lui ordonner de le faire. Alors je dis: «Si j'avais un tel mari, je me séparerais immédiatement de lui! Et un conseil: ouvrez votre propre compte bancaire.» Bizarrement, ce sont précisément ces hommes-là qui resteront mes esclaves longtemps après. Je me sens alors comme un coach personnel - sauf j'aide ces hommes à perdre leurs femmes plutôt que leur poids.

Tu ne te sens pas coupable de temps en temps?

Jamais de la vie! Enfin, je veux dire: les gens se sont mis dans le coup. Au début, nous sommes d'accord sur les termes de notre relation, puis je vois cela comme une banale transaction commerciale. Et les gens savent dans quoi ils s'embarquent.

Et si quelqu'un souhaite changer la règle en cours de route?

Je me mets d’accord dès le départ sur une condition de rachat avec mes esclaves: un étudiant moyen peut souvent acheter sa liberté pour 200 dollars, après quoi je le laisse tranquille. C'est le seul moyen de s'enfuir. Et je ne dépasse pas les limites convenues.

Mais sérieusement, n'es-tu pas en train de profiter des gens qui ne s’intègrent pas dans notre société?

Les hommes ont réduit les femmes à des objets sexuels pendant si longtemps et si souvent, ils envoient des photos pour attirer l'attention - et nous, les femmes, nous n'obtenons rien en échange. Maintenant j'ai changé la donne, et si quelqu'un m'envoie un «dick-pic», je lui dis: pour 100 dollars, je l’efface. Pour moi, c'est une méthode sûre de tirer profit de ma sexualité - beaucoup plus sûre que les clubs de strip-tease ou la prostitution.

Tu es mariée, que pense ton mari de tout ça?

Je gagne assez pour qu'il devienne complice. J'aime aussi bosser à la maison. Et il pense que mon travail est correct. Il n’a pas de raison d'être jaloux de mes esclaves: ce sont tous des losers avec qui je ne coucherai jamais.

Tu peux trouver Mistress Harley sur Twitter et Instagram.


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16 Commentaires

C'est bien marrant tout ça mais... il y a 6 Mois
Je me demande à quel point c'est vraiment sécure son taf... Parce qu'elle accumule les preuves contre elles en fait (chantage, prise de contrôle d'ordinateurs, etc). Le jour où un de ses "clients" décidera de se retourner contre elle (ou la conjointe ou famille d'un client), je ne suis pas sûr qu'elle aimera toujours ce qu'elle fait...
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Gabriel il y a 6 Mois
J'appelle ça du chantage autorisé par les victimes. Dire qu'il y a des gens assez cons pour ça..
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Fizzy il y a 7 Mois
C'est pas une vraie femme, mais un transgenre.Les vraies femmes sont pas aussi vulgaires et malsaines à la base.
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Réponse du il y a 7 Mois
Tu ne connais pas nadine Morano, toi...
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