Ces filles s'amusent à se frapper sur le minou

Une mode bizarre s’étend sur le net: des filles se tapent sur les parties intimes. À la base, le «Pussy Slapping» était un tube viral et idiot du groupe 83 Squad.

La nouvelle tendance débile, c’est des jeunes femmes qui se font du mal: elles se frappent violemment le pubis et en rigolent bêtement. «Pussy Slapping». La journaliste et bloggeuse Juno Vai est convaincue que ces gags sont une mode. Un professeur lui a parlé du comportement dérivant de ses élèves: «Tout ça me paraît très étrange. Elles se font vraiment mal.» Mais est-ce vraiment une mode?

«On veut montrer aux gens qu’on peut rire de nous-même.»

En se baladant un peu sur le net, ça devient très clair: les vidéos de claquage de chatte sont très populaires. Ce fétichisme, qui vient originellement de la scène BDSM, est promu par trois Australiennes qui génèrent des millions de clics. Jadeey, Amanda et Isabelle, toutes dans leur vingtaine, forment le groupe 83 Squad. Elles produisent du contenu viral pour Facebook, Instagram et YouTube.

Les trois jeunes femmes gagnent leur vie en se jetant de la farine dans la douche, déficelant leurs hauts de bikinis, balançant leurs portables dans la piscine, ou criant «PUSSY SLAP!» tout en se frappant violemment les parties intimes. Le trio, qui suit les pas des mecs de «Jackass», a déjà généré quelques 27 millions de clics avec son humour noir. «On veut montrer aux gens qu’on peut rire de nous-même. En plus, pour des raisons inexpliquées, les gags ont énormément de succès sur les réseaux sociaux.», explique Jadeey (22 ans).

«Le Pussy Slap est un acte de dominance.»

Le neuropsychologue Erich Kasten, ne trouve pas cette attitude amusante. «Le Pussy Slap est un acte de dominance avec lequel une jeune fille essaie, symboliquement, de blesser l’organe sexuel de sa rivale ou de l’empêcher de se procurer du plaisir pour l’éliminer dans la compétition.», explique-t-il sur Spiegel Online. Dans notre génération, c’est devenu normal de regarder du porno hardcore, dans lequel des attitudes extrêmes sont présentées comme normales. «Ces dernières années, la sexualité humaine est de plus en plus dévaluée. Le Pussy Slapping n’est qu’une expression de ce développement.»

On se demande jusqu’où ces gags douteux pourraient aller, et si cette tendance s’étendrait un jour jusqu’à nous, en Suisse…


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19 Commentaires

Richard il y a 2 Mois
Qui n'a jamais joué au chat-bite étant plus jeune ? Rien de nouveau...
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il y a 2 Mois
Le mieux: 1 stage de 1 semaine au monastère!!! Tout cela serait interdit!!!
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Réponse du il y a 2 Mois
C'est ce que la religion fait de mieux : interdire/punir/culpabiliser... ABE
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Réponse du il y a 2 Mois
La religion ne puni pas... La religion n'interdit pas... La religion culpabilise pas... C'est un choix que l'on fait lors de l'engagement. Et si je puis me mettre j'aurais 100 fois moins de honte à dire que je suis dans la religion que dire des bêtises comme dans l'article!!!
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