Pourquoi c'est mieux de vivre à la campagne

Les Suisses sont attirés par la campagne. Entre aventures, sexe et soirées sans fin, notre rédacteur, un rat des champs, comprend parfaitement pourquoi.

Quarante pour cent des Suisses aimeraient désormais vivre à la campagne. Etant moi-même originaire d’un village, je comprends parfaitement cela. J’ai grandi juste à côté d’une ferme. J’ai échangé mon premier baiser dans une meule de foin sur fond de meuglement de vaches. J’ai eu ma première relation sexuelle dans l’écurie d’à côté. J’avais 13 ans et c’est la fille de 17 ans du paysan qui m’a volé mon innocence. C’était tout aussi romantique que ça en a l’air.

Quand j’ai déménagé en ville, il n’y a pas très longtemps, pour les études et le travail, j’étais d’abord vachement content et aussi un peu nerveux. Enfin sorti de mon trou, j’allais découvrir le monde! Aujourd’hui, je like avec nostalgie les posts Facebook de mon meilleur ami de maternelle. Il est aujourd’hui agriculteur et partage, sur Facebook, des vidéos de tracteurs aménagés de manière dingue, qui ressemblent à des véhicules de «Mad Max». C’est top!

Le grand-père, ce vicieux pervers

Les enfants des villes s’imaginent la jeunesse à la campagne comme une ennuyeuse traversée du désert. On fume des cigarettes devant le magasin du village, on fait de la line dance à la discothèque du village et, après un petit breuvage fait maison, on prend son courage à deux mains pour demander à la fille blonde du maire si elle a envie de faire un tour au grenier à foin pour accroître la population locale.

Désolé, tout cela est malheureusement de la connerie de première. Sauf pour ce qui est du magasin du village. Et de la discothèque. Et du breuvage fait maison et de la blondinette. Mais il n’y a jamais eu de line dance chez nous! Une enfance à la campagne s’apparente peut-être effectivement aux histoires d’«Heidi». Mais seulement si on considère le grand-père comme un vicieux pervers et Heidi comme une nana sous ecstasy. Sinon, pourquoi sauterait-on si gaiement à travers champs?

Surprise des enfants au bout de neuf mois

A la campagne, on n’a pas besoin de clubs à la mode et de bars à cocktails branchés. Il y a toujours une cave quelque part pour les soirées ou une grange dans laquelle on peut faire la fête à tout moment. Et ce qui s’y passe est souvent assez cru. Mais on n’en parle que très peu. De temps en temps, on a une petite surprise au bout de neuf mois, qui permet de tirer ses propres conclusions. Contrairement à la ville, la fête n’est pas «une soirée légendaire dont on va encore parler pendant des années», mais une affaire quotidienne.

Les jeunes ruraux sont imprégnés de la terre. Pas étonnant – quand on traîne régulièrement avec des cochons, des vaches et autres animaux, on perd le respect pour la saleté, les odeurs et les fluides corporels. Les précieux citadins avec leurs TOC du lavage de mains, qui veulent à tout prix éviter de salir leurs baskets qui ont coûté une fortune et garder leurs parties intimes, dans la mesure du possible, bien épilées, ne peuvent pas rivaliser avec nous, les enfants du village.

Nous sommes encore de vrais gangsters

Nous sommes les vrais gangsters. Ça commence par le vol de pommes dans le jardin du voisin, ça passe par le maquillage de vélomoteurs et c’est loin de finir avec la drogue, le sexe et les bastons régulières entre jeunes de village en bisbille. Alors qu’en ville, les robocops interviennent immédiatement quand on se tape un peu sur la gueule, il se peut qu’à la campagne un policier de village passe par là d’un pas pesant. Et il dira presque toujours: «Arrêtez donc, OK? Mais je ne vais rien dire à vos parents.» Parce que les balances n’ont pas la cote. Chez nous, au village, on est encore solidaires!

Mes souvenirs font peut-être un peu figure d’images d’Epinal, maintenant que j’habite en ville. Mais, au fond de moi, je reste toujours un petit enfant crasseux et sauvage de village. Et je comprends tous ceux qui voudraient que leurs enfants grandissent comme moi.


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14 Commentaires

Greg il y a 4 Mois
C'est quoi ce gaillard? Il nous fait passer pour des ahuris et comme dit avant moi, j'ai honte de ce qui est écrit... Je sais pas de quel village il vient mais ils ont l'air d'avoir un sacré problème par chez lui, ou alors il a exagéré pour se la jouer. Dans tous les cas, ça ne nous rend pas service et ça nous fait passer pour des bobets
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Réponse du il y a 3 Mois
Il vient du fin fond du haut valais, surement.
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a la campagne... il y a 4 Mois
la campagne c'est bien, mais c'est loin de la vrais vie (travail, bar, boite de nuit) moi je suis originaire de la campagne sans y avoir vécu mais en y allant régulièrement pour voir famille et amis, tous ou presque y retournent régulièrement, mais sont aussi tous partis pour trouver du boulot, restent les personnes âgées ce qui fait penser un peu a un village EMS et qui ne donne pas envie de si installer
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Brigitte il y a 4 Mois
moi j ai vécu toute mon enfance dans un village , comme je suis heureuse d être en ville , plus de cancans ou tout le village sait ce que tu as fait la veille. Faut être juste , on critique les villes , mais pour y venir travailler on en a besoin , ce ne sont pas les citadins qui utilisent leurs voitures pour aller travailler nous c est les transports publics.Faut arrêter de diaboliser les villes . v
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