Hollywood remet la lecture au goût du jour

Lire des livres, c’est sexy. Or, c’est ce que beaucoup de gens ignorent aujourd’hui. Mais les adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires pourraient rapidement inverser la tendance.

La lecture, c’est un peu comme le sport (c’est, du moins, ce que j’ai entendu dire), le végétalisme ou les rapports sexuels oraux. Une fois qu’on y a goûté et qu’on a pris le pli, on ne peut plus s’en passer. Et c’est précisément là que les sorties cinéma et les soirées Netflix peuvent fortement contribuer à l’incitation à la lecture.

Les critiques littéraires n’ont plus qu’à remballer

«Jeunesse sans dieu» est actuellement à l’affiche dans les cinémas. Les réalisateurs ont adapté au cinéma le roman de l’écrivain autrichien Oedön von Horváth, publié en 1937, dans une version plus moderne, afin de rendre l’histoire qui pose un regard critique sur la société plus abordable et moins obscure. Il paraît que le livre dystopique «Sa Majesté des mouches» du Prix Nobel William Golding va une nouvelle fois être adapté au cinéma avec une petite variante. Des filles doivent remplacer les garçons échoués sur une île déserte.

Chacun est libre d’en penser ce qu’il veut. Mais une chose est certaine: quand on regarde le nombre de livres vendus après leur adaptation au cinéma, on constate qu’aucun autre média, qu’il soit numérique ou non, n’a autant d’impact sur le comportement des non-lecteurs que le cinéma. Les booktubeurs («vloggeurs» qui présentent des livres) et les critiques littéraires n’ont plus qu’à remballer avant de rentrer chez eux en pleurant.

«Je n’ai pas envie de lire des vieux trucs chiants»

Je me souviens encore bien de ma prof d’allemand au lycée, qui se croyait superprogressiste et à la mode, quand elle nous passait, de temps en temps, des films basés sur des œuvres littéraires en complément des livres qui figuraient au programme. A l’époque, au milieu des années 90, c’était même encore sur cassettes VHS. Autant je trouvais toujours la bonne femme soûlante, autant je lui suis, aujourd’hui, reconnaissant. Car, grâce à son approche multimédia, elle a effectivement contribué au fait que je me sois spontanément mis à la lecture, elle a même déclenché cela chez moi.

Les films comme l’adaptation cinématographique par Rainer Werner Fassbinder du livre de Theodor Fontane «Effi Briest» et même la version hollywoodienne de «Roméo et Juliette», transportée au XXe siècle (avec le charme juvénile de Leonardo DiCaprio) m’ont ouvert les portes de la pensée et m’ont fait changer de discours par rapport à celui qui était alors le mien, à savoir «Je n’ai pas envie de lire des vieux trucs chiants, c’est pour les petits bourges et les emmerdeurs».

Les films, c’est comme les drogues douces

Je n’ai pas la prétention de faire croire qu’on ne trouve que des romans de Thomas Mann et des adaptations cinématographiques de Shakespeare dans ma bibliothèque et dans ma vidéothèque. Bien au contraire. Mon cœur, si facile à satisfaire et très peu exigeant, continue de battre pour le format trash, plein de réalisme et les programmes de l’après-midi sur RTL. Toutefois, la lecture des grands classiques de la littérature internationale m’a tout de même ouvert l’esprit et a eu une influence sur mon niveau linguistique. Sans parler de la facilité que j’ai pour résoudre les grilles de mots croisés et que j’aurais pour répondre aux questions de jeux télévisés, si jamais un jour je venais à être candidat à l’un d’entre eux.

On ne peut pas nier le fait que la lecture soit source d’éducation. Pour autant, on n’est pas toujours obligé de lire des trucs lourds. Des titres comme «Harry Potter», «Le seigneur des anneaux» et même les petits péchés mignons comme «Twilight» et «Cinquante nuances de Grey» sont non seulement parfaitement légaux, mais sont même un peu comme une drogue d’introduction pour prendre goût à la «vraie» littérature. Rien que cette année, plus d’une centaine de films basés sur des œuvres littéraires doivent sortir au cinéma. Espérons qu’ils inciteront les gens à bouger leurs fesses et à se rendre dans une bibliothèque ou chez un libraire.


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9 Commentaires

Zombie il y a 1 Mois
Signore e signori, questo articolo e fantastico!! Solo che non ho capito un cavolo! Spero che adesso il team di tilllate non si mettono a fare articoli in francese perche senno non capiro piu niente! Pero e sempre bello vedere i libri. I libri sono una grande cultura che esiste da quando esiste l ` umanita! Io purtroppo sono piu che altro un visionario e mi piaciono piu i film pero ho lostesso un grandissimo rispetto per i libri!! Grazie del ascolto, il vostro fernandel alias Zombie 😃 Vive la france!!!!
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Réponse du il y a 1 Mois
tu nous la refais en romanche? 😅
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Nina il y a 1 Mois
Je fait pipi au lit quand le lit mais j aime ca! Je lit des petite histoire de dessin animée qui est mange tamerde tu sera grande.
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Réponse du il y a 1 Mois
ta gueule beuzhoule...
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